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Raquettes

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Raquettes modernes

En dehors des populations indigènes, très peu des raquettes traditionnelles sont encore utilisées par des adeptes, bien que certains les recherchent pour la valeur artisanale liée à leur construction. On les voit le plus souvent comme décoration, attachées à des murs dans des chalets.

Alors que l'usage récréatif des raquettes à neige a commencé avec les clubs de raquettes au Québec, qui tinrent des manifestations où les courses et randonnées étaient combinées à de la nourriture et des boissons raffinées, la fabrication de raquettes de loisir a seulement commencé tard dans leXIXe siècle, quand l'usage récréatif commençait à s'étendre.

À la fin du XXe siècle, les raquettes connurent un redesign radical. Il a commencé à la fin des années 1950 avec la compagnie Tubbs, basée dans le Vermont qui créa la raquette Green Mountain Bearpaw, qui combinait le caractère court de ce style avec une largeur encore plus étroite que celle précédemment utilisée. Elle devint rapidement une des plus populaires raquettes de cette époque.

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Dessous d'une raquette moderne avec une fixation articulée, et des pointes de métal pour l'adhérence dans les montées raides.

La raquette « de l'Ouest »

En 1972, expérimentant de nouveaux designs dans la chaîne des Cascades (État de Washington), Gene et Bill Prater ont créé la raquette à neige telle que nous la connaissons aujourd'hui. Ils commencèrent à utiliser des tubes en aluminium et remplacèrent les lacets avec des attaches en néoprène et nylon. Pour les rendre plus faciles à utiliser dans l'alpinisme, les Prater ont développé une fixation particulière et ajouté des pointes de métal au-dessous de la raquette.

La compagnie Sherpa Snowshoe a commencé à produire ces raquettes del'Ouest et elles furent très populaires. Les fabricants de l'Est étaient un peu plus sceptiques au début cependant, croyant que le style était inutile dans l’Est, jusqu'à ce que les Prater démontrassent leur efficacité accrue au mont Washington (État du New Hampshire). Tous les utilisateurs changèrent alors pour les Sherpas.

raquettes rouges
Raquettes MSR en plastique rigide

Celles-ci utilisent un cadre en aluminium ou acier inoxydable et ont pris avantage des avancées techniques des plastiques et du moulage par injection pour réaliser une raquette plus légère et durable. Elles demandent peu d'entretien, et intègrent généralement des crampons accrocheurs.

Certaines, telles celles fabriquées par Mountain Safety Research, n'utilisent pas de métal du tout et se présentent avec un extenseur détachable de la queue de raquette. Les modèles les plus récents ont des cales de montée amovibles pour les ascensions.

L'usage d'un tamis solide au lieu du treillis standard de sangles surprit beaucoup d'adeptes, puisqu'il ébranlait une croyance solide que le treillis était nécessaire pour empêcher la neige de s'accumuler sous la raquette. En pratique cependant, il semble qu'un peu de neige passe à travers les ouvertures des deux types de raquettes.

Les fixations en néoprène et nylon affichent aussi une résistance accrue à l'eau, ne se distendant pas sous l'effet de l'eau ni ne nécessitant un traitement annuel de protection, des caractéristiques qui ont été immédiatement appréciées. Plus tard, elles ont été remplacées par des matériaux encore plus légers tels que le polypropylène.

Les designs les plus sportifs ont aidé le sport à connaître une renaissance alors que les amateurs de neige se dirigeaient plutôt vers le ski. Aux États-Unis, le nombre de raquettistes a triplé durant les années 1990.

Raquette à neige TSL 225
Raquette à neige modèle TSL 225

En France, l'essor de la raquette s'est produit à partir de la fin des années 1990. La raquette constitue désormais la deuxième activité hivernale de loisirs sportifs après les activités de glisse. La 225 est le modèle le plus populaire, fabriqué depuis 1995 en Haute-Savoie par la société TSL OUTDOOR et réalisé en plastique, en forme de taille de guêpe, avec une fixation articulée laissant l'arrière du pied libre, comme en ski de fond, et avec des pointes de métal sous la raquette.

Les stations de sports d'hiver disposant encore d'espaces libres ont commencé à offrir des sentiers de randonnée en raquettes à leurs visiteurs, et certaines zones populaires de randonnée sont presque autant fréquentées dans les mois d'hiver que durant les chauds week-ends d'été.

Choix des raquettes

Alors que beaucoup de pratiquants des sports d'hiver redécouvrent la pratique de la raquette à neige, beaucoup de nouveaux modèles de raquettes deviennent disponibles. Les stations de ski et les magasins d'équipement de sport proposent aussi des raquettes à la location ; il s'agit d'une excellente manière pour ceux intéressés par la pratique de la raquette à neige de décider quel type de raquette leur convient.

Les raquettes aujourd'hui sont divisées en trois types : course (petite et légère ; non destinées à la randonnée) ; loisir (un peu plus large ; pour des marches modérées de 5 à 8 km) ; alpinisme (la plus large ; pour des pentes raides, des longs parcours et le hors sentier). Les tailles sont souvent données en pouces, même si les raquettes sont loin d'être rectangulaires. Les raquettes d'alpinisme mesurent généralement au moins 30 pouces (76 cm) de long et 10 pouces (25 cm) de large ; une paire plus légère pour la course peut être légèrement plus étroite et mesurer 25 pouces (64 cm), ou moins, de longueur.

Quelle que soit la configuration, toutes les raquettes en bois sont qualifiées de traditionnelles et toutes les autres, dans d'autres matériaux, demodernes.

En dehors des variations liées à l'usage souhaité, les utilisateurs plus lourds devraient choisir des raquettes plus larges. Une formule habituelle est que pour chaque kilogramme de masse corporelle, il doit correspondre environ 14,5 cm² de surface de raquette pour supporter correctement leur utilisateur. Les pratiquants doivent aussi prendre en compte le poids de chaque matériel transporté, spécialement sur les longs parcours ou sur plusieurs jours. Ceux prévoyant de parcourir des étendues de neige profonde doivent prévoir des raquettes plus larges.

Beaucoup de fabricants indiquent maintenant le poids idéal pour un type de raquette.

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Attaches correctement ajustées sur deux raquettes de différentes tailles. Noter aussi l'utilisation de guêtres.

Fixations

Quand les raquettes traditionnelles étaient encore populaires, il était d'usage d'acheter les fixations séparément, un peu comme pour les skis. Elles étaient communément appelées fixations en « H », puisqu'elles consistaient en une sangle autour du talon croisant une sangle autour des orteils et une autre autour du coup de pied, formant une version grossière de cette lettre.

step in alpine
Nouveau système de fixation "step in".

Sur les raquettes modernes, il y a deux types de fixation suivant que les orteils peuvent passer ou non sous le tamis. Le premier cas est préféré pour grimper des pentes raides puisqu'il permet de tailler des marches ; le second pour la course, puisqu'il empêche la queue de la raquette de traîner. Le talon est toujours laissé libre.

Une série de sangles, généralement trois, sont utilisées pour maintenir le pied sur la raquette. Certains types de fixation rajoutent une cuvette pour les orteils. Il est important de pouvoir manipuler ces attaches facilement, puisque enlever ou attacher le pied doit être fait en extérieur, par temps froid et avec les mains nues, avec des risques de gelure.

Les extrémités des attaches sont toujours placées en dehors de la direction de la marche, pour éviter de marcher dessus.

En 1997, Bill Prater et un de ses associés développent une fixation rapide, conçue pour rendre plus facile aux pratiquants portant des chaussures à coque plastique ou certaines chaussures adaptées de passer facilement des raquettes aux crampons, ou l'inverse, quand cela devient nécessaire.

Accessoires

Bâton randonnée TSL QUEYRAS
Bâton de randonnée avec rondelles interchangeables.

Les raquettistes utilisent souvent des bâtons de randonnée comme un accessoire destiné à les aider à s'équilibrer sur la neige. Il n'est cependant pas nécessaire d'en avoir. Certains fabricants ont commencé à faire des bâtons dédiés à la raquette, avec des rondelles plus larges, comme ceux sur les bâtons de ski (qui peuvent d'ailleurs aussi être utilisés). Certains modèles proposent aussi maintenant des bâtons avec des rondelles interchangeables permettant d'adapter la rondelle au type d'utilisation.

En dehors de cela, aucun autre accessoire particulier n'est requis. Toute chaussure peut être portée avec des raquettes, même si des chaussures de randonnée sont préférées parmi les pratiquants pour le loisir (les coureurs préfèrent des chaussures de course). En effet, les chaussures de randonnée ont une tige haute empêchant la neige de rentrer dans la chaussure et sont généralement imperméables.

Les chaussures de ski ne fonctionneront cependant pas avec les raquettes, requérant ainsi aux skieurs de randonnée de porter une autre paire de chaussures pour les portions de raquettes durant leur trajet.

Dans la neige profonde, les raquettistes porteront souvent des guêtres pour empêcher la neige de rentrer dans leurs chaussures par le haut.

Une housse de transport pour les raquettes est aussi conseillée, surtout si le trajet ne se passera pas entièrement en raquettes. Certains fabricants de sacs à dos conçoivent des sacs spéciaux avec des « daisy chains », des bandes de boucles en sangle sur lesquelles les chaussures peuvent être attachées durant le trajet. Les fabricants de raquettes ont commencé également à inclure des housses pour leurs produits, afin d'empêcher les pointes du dessous, souvent aiguisées, d'abimer les surfaces avec lesquelles elles sont en contact.

Puisque la pratique de la raquette s'effectue généralement par temps froid, les utilisateurs doivent se préparer pour cela en s'habillant chaudement et en transportant l'équipement approprié.